Le 7 mai 1945, les forces allemandes, retranchées dans la Poche de Lorient depuis août 1944, se rendaient aux forces américaines et à celles de la Résistance. C’est à Etel, au Bar Breton, que les représentants allemands signeront la capitulation.
Le même jour, à Reims, puis le 8 mai, à Berlin, sera signée la capitulation sans conditions des nazis. Au terme de près de six années, la Seconde Guerre mondiale prenait fin en Europe.
Jeudi 7 mai 2026, comme chaque année, une délégation du collège a participé à la cérémonie du souvenir organisée par la Municipalité d’Etel. Accompagnés par Monsieur Israël, Principal, par Madame Huitorel-Jégou, C.P.E., et par Monsieur Lebreton, leur enseignant en histoire-géographie-EMC, six élèves de troisième ont ainsi salué la mémoire de toutes celles et de tous ceux qui ont lutté contre les nazis.
Au monument aux morts, c’est aux Résistants que Louise, Emma, Naïa, Awen, Augustin et Paul ont rendu hommage. Après que Louise et Paul aient levé les couleurs, tous les six ont lu les lettres de Résistants que ces derniers ont rédigées peu avant leur exécution. Ce sont celles de trois étrangers, une femme et deux hommes, qui ont donné leur vie pour la liberté. Tous appartenaient au groupe FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian. Les Lettres de ce dernier, d’Olga Bancic et de Célestino Alfonso ont particulièrement ému les personnes présentes.
Leur lecture s’inscrit dans le cadre d’un travail fait en classe. L’histoire de ce groupe de Résistants étrangers, liée à l’Affiche rouge, a fait, en effet, l’objet d’une étude en cours.
Cette cérémonie du souvenir s’est ensuite poursuivie par de vibrants hommages rendus à cinq soldats américains morts au combat en 1944, à des Résistants ainsi qu’à des déportés notamment à Simone Le Port. Elle se terminera au jardin de la fontaine où fut inaugurée une plaque-souvenir en hommage à deux Résistants étellois, Marguerite Soleu, déportée, et Adrien Gouzerh, mort à la suite de ses blessures.
Le collège remercie Louise, Emma, Naïa, Awen, Augustin et Paul d’avoir participé à cette cérémonie du souvenir, moment essentiel de la transmission de la mémoire et de la construction de la citoyenneté. La présence des élèves est d’autant plus importante, aujourd’hui, dans un contexte où les valeurs de notre République sont remises en cause. Participer à ces cérémonies mémorielles doit être l’occasion de réaffirmer notre attachement commun à la devise républicaine, notre devoir de lutter contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, contre toutes les discriminations, contre toutes les haines.
C’est pour combattre ces idées abominables que le sens de la lutte menée par Olga Bancic, Marguerite Soleu, par Adrien Gouzerh ou par Célestino Alfonso doit-il continuer à être enseigné, connu et compris afin que l’ignorance ne triomphe pas. Leur combat doit forger les consciences pour que ces horreurs ne se reproduisent jamais, pour que nous n’ayons jamais à vivre ce qu’ils ont vécu. Les générations qui n’ont pas connu ces heures sombres, doivent savoir et ne jamais oublier que les libertés dont elles jouissent aujourd’hui ont été chèrement acquises au prix de larmes et de sang. Bientôt, les derniers Résistants ne seront plus là pour dire, avec leurs mots, ce que furent leurs combats et surtout le sens de leur engagement. Beaucoup d’entre eux, et c’est aussi le cas pour de nombreux déportés, vivent dans la hantise de voir s’éteindre la flamme du souvenir. A nous, enseignants, de l’entretenir en menant, avec les élèves, un travail de mémoire qui doit s’appuyer sur un devoir de connaissances et de vérité historiques. C’est une exigence qui s’impose à nous, ne serait-ce que par respect envers tous ceux qui ont combattu le nazisme et Vichy. C’est le sens de la participation des élèves à la cérémonie du 7 mai.

